• Suisogaku no Hoshi (14.02.2018)

    J'ai cru comprendre que Yokoyama Reina des Morning Musume.'17 savait jouer du saxophone depuis sa cinquième. Qu'a-t-elle appris dans sa première vie, avant de devenir une idole ?

    Yokoyama Reina fait partie du groupe Morning Musume.'17 depuis maintenant environ un an. Elle participait au club d'orchestre pendant ses années de collège et avait concouru le "All Japan Band Competition". Actuellement, le concours se poursuit et cette année se tient le 65e concours (par Asahi Shimbun). J'ai pu lui poser quelques questions concernant cette période nostalgique : les leçons qu'elle a pu en tirer, la sensation de jouer du saxophone en public, ...

     

    Suisogaku no Hoshi  

    — Comment avez-vous décidé d'apprendre à jouer du saxophone ?

    Yokoyama : Quand je suis rentrée en sixième, un club d'orchestre d'une autre école est venue jouer dans la notre, certains de nos élèves rejoignaient le mouvement. En face de moi, je voyais des senpai qui étaient vraiment trop cools. J'ai voulu directement devenir comme eux, je voulais savoir en jouer aussi ! L'année qui suit, je me suis inscrite dans le club et j'ai choisi de prendre un saxophone ténor (parmi tous les saxophones, le saxophone ténor est l'instrument considéré comme l'emblème typique du jazz, ndt). Le saxophone ténor était trop gros pour moi, je n'arrivais même pas à atteindre les touches du bas. Pour un départ, c'était démoralisant.

    — Depuis quand as-tu commencé à aimer le saxophone alto ?

    Yokoyama : Le saxophone alto est celui qui joue souvent la mélodie principale, contrairement au saxophone ténor qui a du mal à l'atteindre. Comme j'aime me démarquer, je me suis dit que le saxophone alto était celui qui me ressemblait le plus (rires). J'ai adopté cet instrument très rapidement.

    — Quand avez-vous obtenu votre premier saxophone ?

    Yokoyama : Lorsque j'étais en cinquième. Je suis allée dans un magasin de musique où je pouvais tester l'instrument et lorsque j'ai essayé les saxophones de Yanagisawa (marque japonaise considérée comme la plus complète en gamme de saxophones, ndt) je me sentais à l'aise. Donc j'en ai acheté un. 

    — C'est vrai, c'est important de sentir à l'aise avec son instrument. D'ailleurs, avez-vous donné un prénom à votre saxophone ?

    Yokoyama : Son nom est "Ku~u-chan". C'est une fille. D'ailleurs c'est un surnom que l'on m'avait donné après ça (rires).

    — Comment était votre activité au sein du club d'orchestre ?

    Yokoyama : C'était plus difficile que ce que j'avais imaginé. Les entraînements étaient longs, il fallait minimum une journée par week-end et vacances scolaires. Je me souviens, je déjeunais pendant 30 minutes puis je faisais cinq heures d'entraînement après. Quand j'étais en première année, je trouvais ça trop compliqué et je pensais à arrêter. Mais l'année d'après, on a eu un nouveau professeur qui nous avait dit "Votre priorité est de prendre soin de vos amis". "Au final, vous avez tous votre vie personnelle, mais vous avez choisi de faire partie de l'orchestre. L'entraînement individuel est important certes, mais celui en groupe aussi. Ecoutez-vous entre vous, dîtes-vous ce qui doit être amélioré". Quand j'ai entendu ça, ça m'a marquée et j'ai commencé à voir le club d'une autre manière. J'ai compris ces mots-là, j'ai commencé à me sentir vraiment membre du club et je travaillais beaucoup plus sérieusement avec mes amis.

    Suisogaku no Hoshi
    L'etui du saxophone de Reina. Le hachimaki accroché vient de ses kohai, qui lui ont offert lors de sa remise de diplôme en guide se remerciement pour ses efforts, son courage et sa détermination.

     

    — Les conseils de nos senpai sont toujours encourageants. En cinquième, vous avez participé au "All Japan Band Competition". C'était votre première compétition, mais aussi la première fois que vous alliez dans l'ouest de la région de Kanto n'est-ce pas ?

    Yokoyama : Oui. À ma première année, je ne pouvais pas aller à la convention de Saitama. Je n'aurais jamais pensé être capable d'aller encore plus loin dans cette aventure.

    — C'est un tout nouveau monde. Est-ce que la différence de culture vous a perturbée ?

    Yokoyama : Lorsque nous sommes arrivés à la côte ouest de Kanto, tout le groupe s'est soudainement mis à pleurer, ça nous a tous surpris (rires). J'étais trop heureuse de pouvoir participer à une si grande compétition, mais j'avais peur d'y être et je me suis mis la pression. J'ai pleuré tellement que je stressais. Les membres venaient me voir pour me rassurer, même s'ils me disaient qu'ils n'étaient pas sereins non plus (rires). Je me suis vraiment demandée si ça allait le faire, puis dès que je suis rentrée dans la salle de réglage j'ai été capable de me concentrer directement.

    — Qu'est-ce que votre professeur a dit ?

    Yokoyama : "Ne nous porte pas malheur". J'ai réussi à me calmer en me disant que je n'avais pas fait tout ce chemin pour rien. Quand on est montés sur scène, j'avais cette impression qu'on ne formait plus qu'un et qu'on allait atteindre la première place.

    — Votre performance était réussie ?

    Yokoyama : Au moment où notre première partie était terminée, notre professeur retenait ses larmes. Quand j'ai réalisé qu'il était sur le point de pleurer, je me suis dit qu'on devait être trop cool tous ensemble. On a fait tout ce voyage pour montrer de quoi on était capables ! À la fin de la performance entière, tout le monde s'est mis à pleurer ...

    — Je vais me mettre à pleurer aussi.

    Yokoyama : Quand j'y repense, je pleure vraiment. J'étais si fière. Je me souviens encore de cette performance, parfois je l'écoute sur mon téléphone.

    — Je comprends. Après ça, vous avez participé à un tournoi national, le Nagoya Congress Center. Une anecdote sur cette compétition ?

    Yokoyama : Il y avait beaucoup d'écoles différentes parmi les concurrents. On s'était encore une fois appliqués pendant notre prestation, mais la rivalité nous avait fait très peur.

    — Quels souvenirs tirez-vous de cette compétition ?

    Yokoyama : Je ne pouvais toujours pas faire de compétition à Saitama, ma préfecture natale. Le professeur m'a prouvé que ce n'était pas nécessaire, car on faisait beaucoup plus. Il a tellement fait d'efforts pour nous qu'on se devait de toujours donner le meilleur de nous même. Il m'a appris à me surpasser.

    Suisogaku no Hoshi

    — Est-ce que vous pensiez déjà à faire partie des Morning Musume. à cette époque ?

    Yokoyama : Dès mon entrée au collège je connaissais les Morning Musume. J'apprends à danser le jazz depuis mes premiers pas et j'ai toujours aimé chanté. Dès que je suis rentrée dans le club d'orchestre, on organisait des concerts régulièrement et nos performances gagnaient en qualité avec le temps. Je voulais que mes performances plaisent aux autres, qu'elles leur donnent le sourire. C'est là que j'ai voulu devenir une idole.

    — Votre expérience dans ce club d'orchestre vous aide-t-elle maintenant que vous êtes membre des Morning Musume.'17 ?

    Yokoyama : Les Morning Musume.'17 proposent tellement de variétés différentes. Ce sont des chansons parfois simples, parfois plus compliquées à cause du rythme donné à la mélodie. Il faut s'entraîner encore et encore pour pouvoir les interpréter correctement. En plus, parfois nous chantons toutes ensemble les paroles, c'est là que notre sens du rythme est important. Mais de toute manière, ce que j'ai appris grâce au club d'orchestre m'est utile pour tout ce que j'entreprends.

    — Que représente la musique orchestrale pour vous ?

    Yokoyama : Ma première vie. Et grâce à cet orchestre, je vis maintenant ma deuxième vie, la Yokoyama Reina des Morning Musume.'17.

    — Un nouvel album est sorti le 6 décembre.

    Yokoyama : Oui ! C'est mon premier album en trois ans (Reina avait déjà participé à des albums mais il s'agissait de best album ou mini-album, ndt). Je trouve que cet album contient une large sélection de musiques, toutes différentes, de la jpop à la musique un peu plus jazz. Du coup, j'aimerais que chacun trouve sa chanson préférée dans l'album.

    — Pour finir, avez-vous un mot à dire à tous ceux qui apprennent à jouer du saxophone ?

    Yokoyama : Parfois, on se dit qu'on a atteint nos limites. N'oubliez jamais que l'erreur est humaine, ce n'est pas la peine de trop angoisser. C'est en apprenant à surmonter ses faiblesses et à accepter ses échecs que l'on grandi. L'esprit d'équipe est aussi important, c'est ensemble que l'on devient plus fort. Et n'oubliez pas de prendre soin de vos amis.

     


    © Traduction du japonais au français par Pichi.SOUND OF YOKO


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